segunda-feira, 13 de janeiro de 2003

INTERVIEW DU PROFESSEUR BENAK

INTERVIEW DU PROFESSEUR BENAK

En France, un quart des scientifiques de l�INSERM, un des principaux centre de recherche fran�ais, �tudient le cerveau. C�est dire si cet organe renferme de secrets ! Le neurobiologiste Marc Savasta est de ceux-l�. Il nous a aid� � cr�er le personnage de Benak.

- Monsieur Benak, quand un chercheur se trouve face � une maladie comme celle de Parkinson, comment fait-il pour l��tudier ?



La premi�re fa�on d�aborder la maladie est de comprendre son origine. Pourquoi, dans la maladie de Parkinson, les neurones d�une petite zone du cerveau (le locus niger) meurent-ils ? Est-ce � cause d�une substance chimique � laquelle le malade est expos� (les pesticides�) ? � cause d�un mauvais r�gime alimentaire ? Du stress ? Pour trouver la r�ponse, des chercheurs comparent le mode de vie de milliers de malades et de personnes saines. Si on trouve l�explication, on pourra dire aux gens : attention, ne consommez pas tel aliment, n�ayez pas tel comportement, o� vous risquez de d�velopper cette pathologie. Mais on ne conna�t toujours pas l�origine de la maladie de Parkinson.
- Si l�on ne conna�t pas l�origine de la maladie, peut-on tout de m�me trouver un traitement contre elle ?

Bien s�r. Mais il faut d�abord comprendre � quoi servent ces neurones qui meurent dans la maladie de Parkinson. Avec quelle r�gion du cerveau communiquent-ils ? Quelles substances, quels neurom�diateurs utilisent-ils pour se transmettre des messages ? C�est l� que les animaux sont tr�s utiles. Car il existe des rats et des singes parkinsoniens. En �tudiant leur cerveau, la fa�on dont leurs neurones travaillent, etc. on peut comprendre un peu mieux pourquoi, lorsque des cellules nerveuses meurent, le malade tremble ou �prouve des difficult�s � faire tel ou tel mouvement


- Cette m�thode a-t-elle permis de d�couvrir de nouveaux traitements ?

Oui, dans les ann�es 60, on a compris que les neurones qui mouraient chez les parkinsoniens produisaient un carburant, la dopamine. Or cette substance arrivait dans une r�gion du cerveau responsable du mouvement. Le premier traitement de la maladie a donc consist� � remplacer la dopamine manquante par un m�dicament, la L-dopa.


- Comment est venu l�id�e de mettre des �lectrodes dans le cerveau des Parkinsoniens ?

Un peu par hasard, en v�rit�. Nous sommes en 1987, � l�h�pital de Grenoble. Pour supprimer le tremblement chez un malade, Alim-Louis Benabid et Pierre Polak, neurologues de l�INSERM, veulent d�truire une petite r�gion du cerveau � l�aide d�une �lectrode. Ils placent l�instrument �lectrique dans la zone en question (un bout de thalamus), commencent � augmenter l�intensit� du courant� C�est alors qu�ils s�aper�oivent que, lorsque le malade re�oit ce petit courant, il cesse de trembler. Au lieu de d�truire la r�gion, les chirurgiens d�cident alors de laisser l��lectrode dans le thalamus et de revenir stimuler �lectriquement la zone le lendemain. Les tremblements cessent aussi le jour d�apr�s ! Aujourd�hui, l��lectrode est install�e � demeure dans une zone tr�s proche du thalamus et aliment�e par une petite pile. 220 malades ont �t� op�r�s � Grenoble.


- Pourquoi l��lectrostimulation arr�te-t-elle le tremblement des malades ?

C�est justement ce que l�on cherche � savoir aujourd�hui. Vous voyez, on n�a pas fini de se creuser la t�te !


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